Psychologie et Politique
Un article de WikiPol.
Réflexion
L’un aime mettre le couteau dans la plaie, l’autre du baume au coeur; l’un ne peut pas s’empêcher de dire « moi », l’autre est plus à l’aise avec « nous »; l’un se délecte dans la contradiction, un jeu dangereux, l’autre rêve de rassembler ses troupes dispersées, un rêve pieux; l’un s’est révélé au Ministère de l’Intérieur, l’autre regrette de n’avoir pas oeuvré au Ministère de la Culture – c’est que l’un veut assumer ses pulsions et que l’autre est plus à l’aise dans le transfert; l’un aime châtier, l’autre feint d’ignorer; lorsqu’ils se fâchent, l’un veut que ça se sache, l’autre se cache; l’un bâtit son discours sur le mal nécessaire, l’autre sur le bien désirable; dans l’adversité, le Président de la République persiste, signe et jubile sous les sifflets, pendant que la Première Secrétaire du PS s’efface en prononçant quelques paroles rassurantes, le temps de tout faire oublier.
La politique française se nourrit autant de leurs travers que de leurs qualités, de leurs défaillances comme de leurs convictions.
Bien sûr, je ne suis pas psychologue, et encore moins psychanalyste. Je n’ai donc aucune compétence pour faire un diagnostique. Sadique? Schizophrène? Ce n’est pas à moi de trancher. Mais est-ce de ma faute si à longueur d’année, les politiques essaient d’attirer mon attention sur leurs symptômes? Si au lieu de s’en tenir aux faits, leurs discours s'enrichissent de connotations névrotiques? On les a convaincu, à tort ou à raison, que leur personnalité serait une des clefs de leur succès, ou pour parodier le théoricien des médias modernes, que “le personnage, c’est le message”.
Pour le meilleur et pour le pire, leur psyché est aujourd’hui au coeur du débat public.
Dans ces condition, difficile de rester objectif sans faire un peu de psychologie.
Contribution reçue de Théophraste.
R-Mail 21 mars 2011 à 08:26 (CET)
