Permis de construire: Contre le pouvoir des maires !
Un article de WikiPol.
Pour discuter de cet article, vous devez créer un pseudo utilisateur ou vous connecter puis aller dans l'onglet discussion ci-dessus.
Dans nos villes défigurées, l’absence de plan cohérent aboutit à un triple désastre : environnemental, social, paysager.
Social d’abord, parce qu’avec la crise du logement et l’allongement des trajets domicile travail, les grandes villes sont devenus des cauchemars notamment pour les plus jeunes et les plus modestes. L’absurde système du logement dit social a eu pour effet notable de « fixer » les populations les plus pauvres dans des zones d’où elles ont peu d’espoir de sortir. (Voir Tuer le logement social)
Environnemental, l’extension géographiques de villes, avec le refus de construire en hauteur et la volonté ridicule de tout vouloir conserver, a crée un problème de transport insoluble. Les transports en commun ne peuvent et ne pourront jamais, à eux seuls, offrir une alternative crédible et satisfaisante pour ces millions de banlieusards logés au diable Vauvert. Personne n’a osé dire aux français que le rêve de maison individuelle se paie par un cauchemar urbanistique collectif. Tous ont caressé le peuple dans le sens du poil, sans explication et sans jamais tenter de promouvoir des appartements de qualité. Même les verts n’osent pas repenser ces villes bouffeuses d'énergie.
Aux maires a été confiée, dans les années 1980, la responsabilité cruciale de la délivrance des permis de construire. C’était une erreur car le logement et l'urbanisme sont des enjeux qui dépassent largement l’horizon des communes. Ils doivent se penser en territoires beaucoup plus vastes, bassins, zone d’emploi, conurbations urbaines, départements ou régions…quoique la réalité des découpages administratifs a souvent peu à voir avec la réalité tout court
. Au lieu de cela, chacun y va de sa petite politique, au gré des rapports politiques locaux, voire des copinages.
La poussée d’égoïsme communal a accru la ségrégation sociale …s’étonner ensuite de la concentration des problèmes dans certains quartiers
. C’est un défi au bon sens. Pourquoi, dans certaines villes, des professionnels indispensables tels les infirmières, les professeurs, les policiers doivent faires des heures de trajets quotidiens pour se rendre à leur travail ? Pourquoi dans d’autres villes, on voit pousser, en périphérie, des zones commerciales anarchiques et d’une incroyable laideur. Pourquoi faut il aux habitants du centre des heures pour se rendre dans les centres commerciaux ?
Ne mentionnons pas les innombrables abus commis par des maires incapables de résister aux groupes de pression, amis ou famille, voire à l’appât du gain, pour déclarer constructibles des zones acquises par des relations, de la famille ou eux-mêmes. Ne mentionnons pas non plus le bétonnage du littoral, le mitage des paysages et le massacre de quelques centre- ville.
Contre une certaine vulgate décentralisatrice, remettre une politique nationale cohérente de l’urbanisme au dessus des petits intérêts communaux est une proposition de bon sens.
Catégories: Opinions | Politique | Logement | Urbanisme
