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Liberté de la presse

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La presse n'a de liberté que celle que ses lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs lui octroient et s'octroient. « Tu ne me plais pas, je n'achète pas et si je n'achète pas, tu es mort ». Plus le consommateur de presse est con, plus la presse est nulle.

Qui de l’œuf ou de la poule fait l’autre (est-ce le con qui fait le nul ou l’inverse ?) est une question théorique car la vérité, dure aux egos des journalistes et dure aux oreilles des lecteurs, est que l’on ne comprend que ce notre QI permet de comprendre et n’entendons que ce que nos préjugés nous autorisent à entendre.

La déliquescence de la démocratie, si visible aux USA et chez nous, le mépris et la défiance de plus en plus grande à l’égard de la presse sont autant d’indubitables signes d’une déliquescence de la société, de ses valeurs et du pouvoir, et d’une baisse du QI moyen. La presse, miroir de cette déliquescence y participe aussi parce qu’elle est devenue « Embedded » à un point qui rendent sa théorique liberté et utilité sociale inopérantes.

La presse est inopérante, car la liberté de la presse n’est rien et ne sert à rien si il n’y a pas cette liberté d’esprit qui fait tant défaut à cette masse de journalistes qui ne sont plus que des racleurs de cocktails, cocktails d’élite bien entendu, et des Béni-oui-oui du communiqué de presse officiel.

C’est le baiser mortel du metteur en scène qui tue la presse. Que les journalistes ne s’étonnent pas de se faire tirer comme des lapins en banlieues et insulter par les parents d’enfants assassinés. Le spectacle n’amuse que ceux qui le regardent, pas forcément ceux qui le font malgré eux. Non qu’ils ne s’étonnent pas, le metteur en scène, ivre de fric, d’honneurs et de pouvoir a oublié cette règle essentielle du spectacle « the audience is always right ».

The audience stupid !

Ou une autre facon de le dire: la liberté de la presse, on s'en fout. Ce qui presse, c'est la liberté.


R-Mail 11 décembre 2007 à 18:51 (CET)

PS: nul n'oublie les cacas nerveux de la presse pour une journaliste retenue dans un placard à Bagdad quand des millions de Congolais se faisaient massacrer sans bruit. Quel respect peuvent espérer les journalistes aprés cela ???