Capitalisme est mort
Un article de WikiPol.
Banquier m’a tuer !
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Prêter mais pas payer !
On l’a appris récemment, les banques japonaises trouvent choquant que le gouvernement ne leur rembourse pas les prêts qu’elles avaient consentis à TEPCO, l’opérateur de la centrale de Fukushima.
TEPCO est responsable d’une décision calamiteuse, celle d’installer la centrale de Fukushima en bord de mer dans un pays de tsunami. La même société est responsable d’une gestion tout aussi calamiteuse de la catastrophe du même nom. Elle est à présent virtuellement en faillite compte tenu du coût direct de la catastrophe et des indemnités qu’elle doit verser aux sinistrés.
Les banques, japonaises et autres, qui ont prêté à TEPCO devront donc logiquement supporter la perte sur ces prêts qui ne seront pas remboursés.
En prêtant à TEBCO, ces banques engageaient en effet leur signature et s’exposaient au risque que TEBCO ne rembourse pas, y compris en cas de gestion calamiteuse.
Et pourtant, elles s’en offusquent et tentent d’obtenir du gouvernement japonais qu’il couvre ces pertes.
Une idée ahurissante !
L’idée que ceux qui commettent des erreurs de gestion soient exonérés des risques est tout simplement ahurissante et tout à fait contraire à l’esprit du capitalisme dont ne cesse de se réclamer les mêmes banquiers.
L’esprit du capitalisme nous dit que ceux qui prennent des risques sont mieux payés que ceux qui n’en prennent pas, qu’ils soient particuliers, banquiers ou entrepreneurs. En contrepartie, ils doivent assumer les conséquences de leurs erreurs et les pertes qui en découlent quand les choses tournent mal. On peut être d’accord ou pas avec ce principe mais il faut admettre qu’il est logique et équitable.
Même question pour la Grèce
La question grecque est du même acabit bien que brouillées par les « éléments de langage » complaisamment fournis par les instances européennes et la majorité des ministres des finances européens (dont notre Mme Lagarde).
Les banques ont prêté à la Grèce en toute connaissance de cause, en sachant, quand elles n’étaient pas complices, que les comptes grecs étaient truqués. Et que fait-on ? Au lieu de leur faire supporter leur part de responsabilité, c’est les contribuables grecs et européens qui sont sommés de cracher au bassinet.
Qui a songé à poursuivre les tripatouilleurs des comptes grecs en justice ? Qui se pose la question de la responsabilité de Goldman Sachs, des banques en général, des gouvernements grecs, de la commission européenne et des gouvernements européens qui ne pouvaient pas ne pas savoir ?
Garder les cochons OK, mais n’oublions pas les porcs !
Le lobby bancaire que les gouvernements et l’Europe n’osent affronter prétend qu’il faut préserver la solidité du système bancaire.
C’est faux et ce n’est pas bon pour le secteur bancaire lui-même. Il se répand en son sein un sentiment d’impunité qui est porteur d’autres catastrophes. A quoi sert d’être un bon banquier responsable quand l’avantage revient systématiquement aux tricheurs et aux incompétents ?
Il est temps d’affirmer haut et fort que les contribuables ne sont pas de paillassons sur lesquels les banques peuvent venir s’essuyer les pieds après avoir marché dans la merde par inadvertence ou par incompétence.
La question n’est pas seulement de savoir qui paye. Elle est aussi de préserver le principe de responsabilité essentiel à la survie de tout système démocratique que l’on pourrait résumer ainsi: « Celui qui fait la connerie, c’est lui qui paye ».
Invoquer le risque « systémique » pour s’affranchir de ce principe est une forfaiture. Les banques ont largement les moyens de payer les pertes qu’elles méritent de subir sur la dette grecque et celle de quelques autres pays européens. Il suffit pour s’en convaincre de comparer les profits trimestriels des grandes banques à ceux qu’elles fournissent sur leur exposition à la dette grecque (ou portugaise).
On n’oublie pas la réplique assez méprisante de Mme Lagarde à Eric Cantona : « Que chacun fasse son métier et les cochons seront bien gardés ».
On veut bien croire en effet que le métier de banquier est un métier hautement technique et difficile mais on ne peut que constater qu’avec elle et ses collègues européens, les porcs courent toujours. Le Trium Viré 24 mai 2011 à 10:29 (CEST)
Quelques mois plus tard, Mme Merkel ayant fini par imposer ses vues à notre président Sarkozy que d'aucuns soupçonnaient de rouler pour les banques françaises (et là nous vous laissons libre de choisir ce que rouler veut dire), les banques seront bien mises à contribution. La logique du capitalisme est donc respectée.
Merci Angela !
Le Trium Viré 29 octobre 2011 à 17:28 (CEST)
