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Candidature unique des antilibéraux

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Le front antilibéral, comme il se vend lui-même, explose en vol à quelques mois de la présidentielle. Incapables de se mettre d’accord pour une candidature unique, les différentes mouvances campent sur leurs positions. La bigoterie semble l’avoir emporté sur le réalisme.

A y regarder de plus près, cela n’a rien d’étonnant. Chantre du combat de classe, des pauvres contre les nantis, l’extrême gauche hait depuis toujours le réalisme et tout ce qui va avec, le réformisme notamment. A la rhétorique guerrière, bel exemple de Bushisme social, les petits groupes qui s’agitent à la gauche de la gauche ajoutent une haine particulièrement farouche de tout ce qui chasse sur les mêmes terres idéologiques. Ils se haissent entre eux plus encore qu'ils ne haissent "l'ennemi de classe".

L’échec de la candidature unique n’est ni une catastrophe ni un événement surprenant, c’est dans le code génétique de cette mouvance incapable de dépasser l’anathème et les petites querelles de personnes. Après les tricheries d’ATTAC, c’est aussi la preuve que les antilibéraux sont fâchés avec la démocratie. Au delà, la haine de l’imperfection et de la déviance idéologique, c'est signe d‘une haine de l’homme qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les plus âgés d’entre eux ont applaudi à l’entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh.

C’est aussi une bonne raison de réfléchir et de penser à œuvrer dans l’art du possible qu’est le réformisme.